Envie d’enfants et obésité


Pendant la grossesse, l’obésité peut avoir des effets négatifs, tant pour la mère que pour l’enfant, en augmentant les risques de complications : hypertension et diabète, puis accouchements prématurés, par césarienne, et complications néonatales.

Une étude a permis d’analyser l’influence du poids sur la grossesse et l’accouchement parmi 170 000 femmes. Les auteurs ont ainsi constaté que l’obésité augmentait le risque de naissance d’un enfant mort-né, et que la « minceur » diminuait ce risque : à l’issue de leur première grossesse, les femmes ayant un surpoids, même modéré, multiplient le risque d’enfant mort-né par 2, et augmentent le risque de grande prématurité. En revanche, les femmes ne souffrant pas de surpoids ont un risque plus élevé d’avoir un enfant de faible poids de naissance.

Il est donc conseillé aux femmes ayant une surcharge pondérale importante d’essayer de maigrir avant de débuter une grossesse, mais pas non plus de façon extrême : quelques kilos suffisent. En revanche, il est déconseillé de dissuader une grossesse dont le seul motif est qu’une femme est obèse. En effet, si un dépistage et un traitement sont mis en place, pour les risques de diabète et d’hypertension, de nombreuses femmes obèses accouchent, sans aucun problème, d’enfants en bonne santé.
D’un point de vue technique, la graisse peut gêner pour enregistrer les contractions avec le monitoring. De plus, le matériel médical est trop souvent inadapté aux futures mamans de plus de 130kg, mais tout dépend de l’hôpital. Il est à noter qu’on ne connaît cependant pas les risques encourus par l’enfant ayant une mère en surpoids.

Une véritable réflexion doit donc être engagée avec le corps médical pour un meilleur accueil de ces mamans, sur le plan humain et matériel, dans les services de maternité afin que l’accouchement se passe au mieux et éviter un maximum de stress. Néanmoins, beaucoup de femmes en surpoids se sentant rejetées par la société développent un mal-être qui les pousse à penser que cette maternité leur est obligatoirement refusée.

Sources : http://www.doctissimo.fr
http://www.allegrofortissimo.com

Par BA

L'OMS et l'obésité infantile


L’obésité infantile est l’un des plus grands problèmes pour la santé publique au 21e siècle. Il s’agit d’un problème mondial qui affecte de nombreux pays à revenu faible et intermédiaire, en particulier en milieu urbain. Près de 35 millions de ces enfants vivent dans des pays en développement.
Des chiffres inquiétants qui ont poussé l’OMS à publier des recommandations sur ces aliments gras, salés et sucrés. Selon l'organisation mondiale de la santé, les techniques de marketing et de commercialisation incitent à la surconsommation des certains aliments, et favorisent donc l’obésité infantile. L’OMS recommande ainsi d’interdire ou limiter les messages publicitaires dans les lieux accueillant des enfants (crèche, école, cours de récréation…).

1.L’objectif de la politique devrait être de réduire les effets sur les enfants de la commercialisation d’aliments à haute teneur en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres libres ou en sel.

2.Étant donné que l’efficacité de la commercialisation est fonction à la fois de l’exposition aux messages et de leur force, l’objectif global des politiques devrait être de réduire à la fois l’exposition des enfants et la force des messages commerciaux en faveur des aliments à haute teneur en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres libres ou en sel.

3.Pour atteindre les buts et objectifs des politiques, les Etats Membres devraient étudier différentes approches, telles qu’une approche STEPwise ou une approche globale, destinées à réduire la commercialisation auprès des enfants d’aliments à haute teneur en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres libres ou en sel.

4.Les gouvernements devraient adopter des définitions claires pour les principaux éléments de la politique, de manière à permettre de standardiser le processus de mise en oeuvre. L’établissement de définitions claires facilite une mise en oeuvre uniforme quel que soit l’organe qui est chargé d’appliquer la politique. Lorsqu’ils fixent ces définitions de base, les Etats Membres doivent déterminer les problèmes qui leur sont spécifiques et en tenir compte de façon à ce que la politique ait un impact maximal.

5.Les lieux accueillant des rassemblements d’enfants devraient être à l’abri de toutes formes de commercialisation d’aliments à haute teneur en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres libres ou en sel. Ces lieux comprennent notamment, mais pas exclusivement, les crèches, les écoles, les cours de récréation et les centres d’accueil préscolaire, les terrains de jeux, les dispensaires recevant des familles et des enfants et les services de pédiatrie, y compris durant les activités sportives et culturelles qui s’y déroulent.

6.Les gouvernements devraient assumer un rôle central dans l’élaboration de la politique et piloter la mise en oeuvre, la surveillance et l’évaluation en s’appuyant sur un vaste réseau de partenaires. Lorsqu’ils fixent le cadre de la politique nationale, les gouvernements peuvent choisir d’attribuer des rôles bien définis à d’autres acteurs tout en protégeant l’intérêt public et en évitant les conflits d’intérêts.

7.Compte tenu des ressources disponibles, des avantages escomptés et de la charge imposée à l’ensemble des acteurs concernés, les Etats Membres devraient étudier l’approche la plus efficace pour réduire la commercialisation auprès des enfants d’aliments à haute teneur en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres libres ou en sel. L’approche retenue devrait s’inscrire dans un cadre général mis au point pour atteindre les objectifs de la politique.

8.Les Etats Membres devraient coopérer à la mise en place des moyens nécessaires pour réduire l’impact de la commercialisation transfrontières (flux entrant et sortant) d’aliments à haute teneur en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres libres ou en sel destinés aux enfants, afin que la politique nationale adoptée ait le plus fort impact possible.

9.Le cadre politique mis en place devrait prévoir des mécanismes d’exécution et des systèmes pour en contrôler la bonne application. À cet égard, le cadre politique devrait notamment définir clairement les sanctions applicables et pourrait inclure aussi un système pour le dépôt de plaintes.

10.Tous les cadres politiques devraient comporter un système de surveillance pour s’assurer, au moyen d’indicateurs clairement définis, que les objectifs fixés dans la politique nationale sont respectés.

11.Les cadres politiques devraient également comporter un système pour évaluer l’impact et l’efficacité de la politique par rapport au but général recherché, à l’aide d’indicateurs clairement définis.

12.Les Etats Membres sont encouragés à recenser les informations existantes sur l’étendue, la nature et les effets de la commercialisation d’aliments destinés aux enfants dans leur pays. Ils sont aussi encouragés à soutenir de nouvelles recherches dans ce domaine, en particulier la recherche axée sur la mise en oeuvre et l’évaluation de politiques visant à réduire l’impact sur les enfants de la commercialisation d’aliments à haute teneur en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres libres ou en sel.


Par Amélie

Sources:
http://news.doctissimo.fr/obesite-infantile-l-oms-alerte-sur-les-dangers-de-la-publicite-intensive_article7665.html
http://www.scribd.com/doc/47462224/201101-OMS-Recommandations-Aliments-Enfants

Obésité et stigmatisation


L’obésité, qu’est ce que c’est ? D’après l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) " L'obésité est définie comme un excès de masse grasse qui entraîne des conséquences néfastes pour la santé".
Mais est ce que cette maladie se limite vraiment à un excès de masse grasse et à des effets néfastes pour la santé ? N’altère-t-elle pas d’autres aspects de la vie courante des personnes concernées ?

La société dans laquelle nous évoluons regorge de campagnes de prévention contre l’obésité et valorise sans cesse la minceur, voire la maigreur, désignant des personnes filiformes comme modèles à suivre et pointant du doigt celles qui s’en éloignent. Ces écarts les rendent hors norme et souvent victime de discrimination… Ils deviennent alors a contrario le modèle auquel on ne veut pas ressembler.
Cependant, ce rejet et ses conséquences sont peu abordés… Pourtant il semblerait que ces facteurs, bien loin d’aider les personnes malades, accentuent leur mal-être et souvent leur état ; et ils participeraient même indirectement à l’accroissement de l’obésité.

La stigmatisation est un processus de discréditation qui touche un individu considéré comme « anormal », « déviant », et qui devient alors réduit à cette caractéristique au regard des autres. C’est cette stigmatisation que va conduire à un phénomène de discrimination sociale, voire d’exclusion, abordés ci-dessus.
La personne stigmatisée va alors se voir au travers de ces « normes » imposées par les autres, et va se construire en fonction des rejets qui en découlent, développant ainsi une dévalorisation personnelle en altérant l’image de soi et en légitimant ces jugements négatifs de façon irréversible dans la plupart des cas.

Nous devons la première définition de la stigmatisation des obèses à W. Cahnman (1968), qui était la suivante : «Par stigmatisation, nous signifions le rejet et la disgrâce qui sont associés à ce qui est vu (l’obésité) comme une déformation physique et une aberration comportementale»
Depuis de nombreux auteurs ont envisagé l’impact social de la stigmatisation en montrant comment un certain nombre d’attitudes négatives à l’égard des sujets obèses peuvent se transformer en véritables discriminations. Des liens statistiquement significatifs ont été démontrés entre l’obésité et différents points tels que l’accès à l’enseignement supérieur, l’accès à l’emploi, le niveau de revenus, la promotion professionnelle ou encore la vie domestique.
D’autre part ce type de jugement et de mise à l’écart ne concerne pas seulement les adultes, mais il apparait au contraire de façon très précoce : les enfants porteraient des jugements stigmatisant dès l’âge de 3 ans.

Alors, dans un pays qui dit vouloir vaincre l’obésité mais où cette stigmatisation des obèses est devenue banale et amplifiée par des campagnes de publicités plus ou moins agressives qui ne font dans la plupart des cas que montrer du doigt le problème et les risques qui en découlent sans pour autant apporter une solution concrète, le premier pas à réaliser ne serait il pas d’accepter la différence de ces personnes pour pouvoir mieux les aider par la suite ?

Source : www. gros.org 
http://planetargonautes.typepad.fr/ pour la photo

Virginie

Pourquoi a-t-on faim ?

S’alimenter relève de divers mécanismes tant physiologiques que psychologiques, nous allons de manière simple présenter les principaux responsables de ces besoins d'une prise alimentaire.

Dans un premier temps il est nécessaire de définir quelques notions simples :
L’homéostasie est la capacité que peut avoir un système (l’organisme en l’occurrence) à conserver son équilibre de fonctionnement en dépit des contraintes, ainsi la faim intervient lors d’un besoin du corps en énergie, a contrario la satiété va être le signal de l’organisme pour signaler qu’il a les réserves suffisantes pour exécuter ses tâches. Le but étant toujours d’essayer de maintenir le corps dans un état homéostatique.
La prise alimentaire va permettre un apport en énergie au travers des nutriments, cette énergie provient des cassures des liaisons de molécules complexes pendant la digestion. L’énergie se mesure en calories, 1 calorie étant l’énergie nécessaire pour élever de 1° la température d’1L d’eau. Ainsi notre alimentation journalière devrait nous apporter environ 1800 kcal pour une femme, et environ 2200 pour un homme.

Le chefs d’orchestre de ces besoins est l’hypothalamus, situé dans le cerveaux, qui contient deux centres : un de la satiété, et un de la faim. L’hypothalamus va recevoir toutes les informations de l’organisme relatives à l’envie de manger, puis il va les intégrer  et décider de notre appétit.

Ces signaux proviennent de tout l’organisme :

Les adipocytes vont sécréter la leptine, ou « hormone de la faim », celle-ci va contrôler la sensation de satiété, ainsi une baisse du niveau de leptine va entrainer une sensation de faim.

Une baisse de la glycémie (taux de glucose dans le sang) va également entrainer une sensation de faim, a contrario une augmentation de celle-ci va entrainer une sensation de satiété.

L’estomac vide produit de la grelin, une hormone qui va stimuler notre appétit, et inversement quand notre estomac est rempli, sa paroi va se tendre et cela à pour conséquence d’envoyer des messages hormonaux qui vont stimuler la satiété.

Les organes sensoriels ont également un rôle important, ainsi une stimulation visuelle, olfactive ou gustative pourra faire apparaître une sensation de faim, ou un dégout.

Un autre paramètre essentiel va être le rythme biologique (repas pris tout le temps à la même heure), psychoaffectif, cognitif (restriction régime), culturel.

On peut résumer ces données à l’aide d’un  schéma bilan montrant les différents facteurs impliqués dans le contrôle de la prise alimentaire, notamment métaboliques, et l’interaction avec les facteurs génétiques, environnementaux et comportementaux.

















Alexandre B.

Sources :
‪Microbiochimie et alimentation‬ Par Alain Branger,Marie-Madeleine Richer,Sébastien Roustel
http://www.toobusiness.com/
http://www.bienetre-et-nutrition.com/
http://www.anorexie-et-boulimie.fr





Les habitudes alimentaires des français


Notre manière de s’alimenter a évoluée depuis l’apparition d’un rythme de vie de plus en plus soutenu. L’accélération du rythme de travail ampute le temps consacré, auparavant, à l’élaboration des repas. Nous privilégions donc la praticité des aliments (à emporter, plats cuisinés, purées instantanées…) ainsi que les produits innovants (eaux aromatisées). Les besoins physiologiques des consommateurs semblent donc passer après la politique marketing des agroalimentaires et la possibilité de manger toute la journée grâce au service continu de la restauration rapide, notamment. Il n’est pas normal de manger un hamburger ou une pizza à 16h !!!

Ces nouvelles habitudes alimentaires sont liés à la différence des générations :
®      la plus importante concerne l’heure des repas qui est de moins en moins régulier
®      la préparation de plateaux télé
®      l’absence de fruits et légumes pendant les repas (1 français sur 10 consomme au moins 5 fruits et légumes par jour
®      les femmes et les personnes âgées sont ceux qui se mettent le plus au vert)
®      les 3 produits laitiers par jour ne sont pas souvent respectés (1/4 des individus atteignent ce seuil)
®      la consommation de viande ne pose pas de problèmes mais le poisson reste encore et toujours trop rare dans nos assiettes
®      les sodas et jus ont aussi bien augmenté lors de la prise des repas
®      le vin rouge reste bien sûr l’alcool le plus consommé mais de moins en moins de français en consomment quotidiennement

Les Français ne consomment pas assez de:
Les Français consomment trop de :
Féculents
Produits gras
Fruits
Produits sucrés
Légumes
Produits salés
Légumes secs
Soda
Quantité d'eau par jour
Alcool

Quelques mauvais reflexes en chiffres :
®       3 Français sur 5 mangent du sel pendant le repas
®       1 sur 5 garde près de son assiette une source de matières grasses : beurre, huile, mayonnaise…
®       1 personne sur 2 regarde la télévision pendant le dîner.
®       Seuls 10 % des Français prennent un petit-déjeuner équilibré.

Ces manques de repères nutritionnels et phénomènes d’excès se traduisent par une augmentation des maladies liées à l’obésité (hypercholestérolémie, athérosclérose, diabète…). L’obésité en elle-même est qualifiée d’épidémie des pays développés par la communauté scientifique.

Les USA sont très souvent associés à cette image de « malbouffe » et de personnes obèses. En effet, l’obésité touche 33% de la population des USA et 25% des enfants y sont obèses. Comparés à la France, où l’obésité touche 8 à 12% de la population et où 17% des enfants français sont obèses. Les prévisions pour 2025 sont catastrophiques car l’obésité concernerait plus de 50% de la population française si nos habitudes alimentaires et physiques ne changent pas !!!!! Sans compter toutes les autres maladies liées à une mauvaise alimentation (cancers, maladies cardio-vasculaires…).

Sources : http://www.iesanetwork.com
http://parlons-obesite.e-monsite.com

Par BA

La dépression, cause et conséquence de l'obésité

De nombreuses conséquences psychologiques peuvent être imputables à l'obésité. Outre un repli sur soi dû à un sentiment d'exclusion et d'incompréhension, une diminution des liens sociaux et un rejet de son corps, la dépression semble être une conséquence sérieuse … surtout chez les femmes.

"25% des femmes obèses sont en dépression"

En effet, une étude réalisée aux États-Unis, via des questionnaires. Ces questionnaires ont permis de calculer le score de dépression de chaque personne ayant accepté de répondre. Ainsi si chez les hommes il n'existe pas de lien significatif entre l'obésité et la dépression (16% des sujets obèses sont déprimés contre 19% des sujets sans excès pondéral), chez les femmes, la tendance s'inverse. En effet, 25% des femmes obèses ou en surpoids sont en dépression contre 14% des femmes de poids normal.
"Hommes et femmes inégaux face à la dépression"
Ce lien pourrait en plus être appuyé par d'autres éléments qui « différencient » les hommes et les femmes obèses de cette étude : elles ont un niveau d'étude inférieur mais souffrent surtout des conséquences physiques directes liées à leur surpoids. La dépression féminine serait en outre accentué par la présence de maladie et par une diminution du tissu social.



"Obésité et dépression : un cercle vicieux"
L'obésité a donc des conséquences physiques certes, mais aussi psychologiques importantes.
L'obésité n'est pas uniquement la cause de la dépression mais peut se révéler en être une conséquence : quand les gens grossissent, ils dépriment et quand ils dépriment, ils prennent du poids et ont du mal à le perdre : un cercle vicieux. Ainsi les personnes obèses ont un risque 55% plus élevé de devenir dépressif tandis que les personnes dépressives ont un risque 58% plus élevé de devenir obèse d'après une étude hollandaise.

Par K.B.

Qu’est-ce que l’hyperphagie ?

Source : http://blogs.ac-amiens.fr/0601162m_nutri_ado/index.php
L'hyperphagie correspond a une prise importante et compulsive de nourriture (d'où le terme d'hyperphagie) sans comportements compensatoires (vomissement, laxatifs, hyperactivité sportive...). De longues périodes d'abstinence et de régimes draconiens laissent immuablement la place à des périodes de transgression, de compulsions alimentaires.

Les "crises" d'hyperphagie, ou hyperalimentation, sont caractérisées par la prise en une courte période de temps (moins de deux heures) d'une quantité de nourriture dépassant ce que la plupart des personnes mangent dans le même temps et les mêmes circonstances jusqu'à avoir mal à l'estomac. La personne mange seule pour cacher aux autres les imposantes quantités d'aliments qu'elle avale. Elle n'a pas l'impression d'avoir le contrôle de sa prise alimentaire ni la possibilité de s'arrêter. S'ensuit un sentiment de dégoût, de honte.


Une des particularités de l’hyperphagie est de concerner autant les hommes que les femmes. Selon diverses études, près de 50% des personnes souffrant d’obésité souffriraient également d’hyperphagie. D’autres études concluent à un pourcentage encore supérieur (dans l’obésité, à l’hyperphagie se mêlent fréquemment les grignotages). Les personnes souffrant d’hyperphagie consultent en majorité pour des problèmes physiques consécutifs au surpoids ou à l’obésité : maladies du cœur, hypertension artérielle, taux élevé de cholestérol, diabète de type 2, apnée du sommeil, insuffisance respiratoire…

Les causes sont assez nombreuses et pas toujours faciles à identifier, mais l’une des causes avancée par les spécialistes des troubles des comportements alimentaires est la « restriction cognitive ». L’accumulation de régimes qui sont bien souvent sans résultat pourrait, en effet, engendrer chez des personnes vulnérables, une perte de contrôle des apports alimentaires qui deviennent alors compulsifs. Souvent, ces crises sont associées à un état dépressif.


La prise en charge nécessite bien sûr un examen médical, avec aussi un accompagnement psychologique. Différents types de thérapies peuvent être proposées, et en particulier une thérapie comportementale. Lorsque qu'un traitement par psychothérapie est initié, il peut se faire en deux temps. On commencera par travailler sur le comportement alimentaire : se réconcilier avec les aliments, les plats qu’on aime, manger sans culpabiliser, retrouver des sensations gustatives et les entretenir, et surtout apprendre à s’arrêter quand arrive la satiété. Ensuite, la thérapie permet d’apprendre ou de réapprendre à réagir autrement, à se comporter de manière différente avec la nourriture face à certaines situations, certains contextes de la vie courante.


Source : http://sante-az.aufeminin.com/w/sante/s995/psychologie/hyperphagie.html


Par BA

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