Affichage des articles dont le libellé est Obésité et société. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Obésité et société. Afficher tous les articles

Obésité et stigmatisation


L’obésité, qu’est ce que c’est ? D’après l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) " L'obésité est définie comme un excès de masse grasse qui entraîne des conséquences néfastes pour la santé".
Mais est ce que cette maladie se limite vraiment à un excès de masse grasse et à des effets néfastes pour la santé ? N’altère-t-elle pas d’autres aspects de la vie courante des personnes concernées ?

La société dans laquelle nous évoluons regorge de campagnes de prévention contre l’obésité et valorise sans cesse la minceur, voire la maigreur, désignant des personnes filiformes comme modèles à suivre et pointant du doigt celles qui s’en éloignent. Ces écarts les rendent hors norme et souvent victime de discrimination… Ils deviennent alors a contrario le modèle auquel on ne veut pas ressembler.
Cependant, ce rejet et ses conséquences sont peu abordés… Pourtant il semblerait que ces facteurs, bien loin d’aider les personnes malades, accentuent leur mal-être et souvent leur état ; et ils participeraient même indirectement à l’accroissement de l’obésité.

La stigmatisation est un processus de discréditation qui touche un individu considéré comme « anormal », « déviant », et qui devient alors réduit à cette caractéristique au regard des autres. C’est cette stigmatisation que va conduire à un phénomène de discrimination sociale, voire d’exclusion, abordés ci-dessus.
La personne stigmatisée va alors se voir au travers de ces « normes » imposées par les autres, et va se construire en fonction des rejets qui en découlent, développant ainsi une dévalorisation personnelle en altérant l’image de soi et en légitimant ces jugements négatifs de façon irréversible dans la plupart des cas.

Nous devons la première définition de la stigmatisation des obèses à W. Cahnman (1968), qui était la suivante : «Par stigmatisation, nous signifions le rejet et la disgrâce qui sont associés à ce qui est vu (l’obésité) comme une déformation physique et une aberration comportementale»
Depuis de nombreux auteurs ont envisagé l’impact social de la stigmatisation en montrant comment un certain nombre d’attitudes négatives à l’égard des sujets obèses peuvent se transformer en véritables discriminations. Des liens statistiquement significatifs ont été démontrés entre l’obésité et différents points tels que l’accès à l’enseignement supérieur, l’accès à l’emploi, le niveau de revenus, la promotion professionnelle ou encore la vie domestique.
D’autre part ce type de jugement et de mise à l’écart ne concerne pas seulement les adultes, mais il apparait au contraire de façon très précoce : les enfants porteraient des jugements stigmatisant dès l’âge de 3 ans.

Alors, dans un pays qui dit vouloir vaincre l’obésité mais où cette stigmatisation des obèses est devenue banale et amplifiée par des campagnes de publicités plus ou moins agressives qui ne font dans la plupart des cas que montrer du doigt le problème et les risques qui en découlent sans pour autant apporter une solution concrète, le premier pas à réaliser ne serait il pas d’accepter la différence de ces personnes pour pouvoir mieux les aider par la suite ?

Source : www. gros.org 
http://planetargonautes.typepad.fr/ pour la photo

Virginie

Les habitudes alimentaires des français


Notre manière de s’alimenter a évoluée depuis l’apparition d’un rythme de vie de plus en plus soutenu. L’accélération du rythme de travail ampute le temps consacré, auparavant, à l’élaboration des repas. Nous privilégions donc la praticité des aliments (à emporter, plats cuisinés, purées instantanées…) ainsi que les produits innovants (eaux aromatisées). Les besoins physiologiques des consommateurs semblent donc passer après la politique marketing des agroalimentaires et la possibilité de manger toute la journée grâce au service continu de la restauration rapide, notamment. Il n’est pas normal de manger un hamburger ou une pizza à 16h !!!

Ces nouvelles habitudes alimentaires sont liés à la différence des générations :
®      la plus importante concerne l’heure des repas qui est de moins en moins régulier
®      la préparation de plateaux télé
®      l’absence de fruits et légumes pendant les repas (1 français sur 10 consomme au moins 5 fruits et légumes par jour
®      les femmes et les personnes âgées sont ceux qui se mettent le plus au vert)
®      les 3 produits laitiers par jour ne sont pas souvent respectés (1/4 des individus atteignent ce seuil)
®      la consommation de viande ne pose pas de problèmes mais le poisson reste encore et toujours trop rare dans nos assiettes
®      les sodas et jus ont aussi bien augmenté lors de la prise des repas
®      le vin rouge reste bien sûr l’alcool le plus consommé mais de moins en moins de français en consomment quotidiennement

Les Français ne consomment pas assez de:
Les Français consomment trop de :
Féculents
Produits gras
Fruits
Produits sucrés
Légumes
Produits salés
Légumes secs
Soda
Quantité d'eau par jour
Alcool

Quelques mauvais reflexes en chiffres :
®       3 Français sur 5 mangent du sel pendant le repas
®       1 sur 5 garde près de son assiette une source de matières grasses : beurre, huile, mayonnaise…
®       1 personne sur 2 regarde la télévision pendant le dîner.
®       Seuls 10 % des Français prennent un petit-déjeuner équilibré.

Ces manques de repères nutritionnels et phénomènes d’excès se traduisent par une augmentation des maladies liées à l’obésité (hypercholestérolémie, athérosclérose, diabète…). L’obésité en elle-même est qualifiée d’épidémie des pays développés par la communauté scientifique.

Les USA sont très souvent associés à cette image de « malbouffe » et de personnes obèses. En effet, l’obésité touche 33% de la population des USA et 25% des enfants y sont obèses. Comparés à la France, où l’obésité touche 8 à 12% de la population et où 17% des enfants français sont obèses. Les prévisions pour 2025 sont catastrophiques car l’obésité concernerait plus de 50% de la population française si nos habitudes alimentaires et physiques ne changent pas !!!!! Sans compter toutes les autres maladies liées à une mauvaise alimentation (cancers, maladies cardio-vasculaires…).

Sources : http://www.iesanetwork.com
http://parlons-obesite.e-monsite.com

Par BA

La dépression, cause et conséquence de l'obésité

De nombreuses conséquences psychologiques peuvent être imputables à l'obésité. Outre un repli sur soi dû à un sentiment d'exclusion et d'incompréhension, une diminution des liens sociaux et un rejet de son corps, la dépression semble être une conséquence sérieuse … surtout chez les femmes.

"25% des femmes obèses sont en dépression"

En effet, une étude réalisée aux États-Unis, via des questionnaires. Ces questionnaires ont permis de calculer le score de dépression de chaque personne ayant accepté de répondre. Ainsi si chez les hommes il n'existe pas de lien significatif entre l'obésité et la dépression (16% des sujets obèses sont déprimés contre 19% des sujets sans excès pondéral), chez les femmes, la tendance s'inverse. En effet, 25% des femmes obèses ou en surpoids sont en dépression contre 14% des femmes de poids normal.
"Hommes et femmes inégaux face à la dépression"
Ce lien pourrait en plus être appuyé par d'autres éléments qui « différencient » les hommes et les femmes obèses de cette étude : elles ont un niveau d'étude inférieur mais souffrent surtout des conséquences physiques directes liées à leur surpoids. La dépression féminine serait en outre accentué par la présence de maladie et par une diminution du tissu social.



"Obésité et dépression : un cercle vicieux"
L'obésité a donc des conséquences physiques certes, mais aussi psychologiques importantes.
L'obésité n'est pas uniquement la cause de la dépression mais peut se révéler en être une conséquence : quand les gens grossissent, ils dépriment et quand ils dépriment, ils prennent du poids et ont du mal à le perdre : un cercle vicieux. Ainsi les personnes obèses ont un risque 55% plus élevé de devenir dépressif tandis que les personnes dépressives ont un risque 58% plus élevé de devenir obèse d'après une étude hollandaise.

Par K.B.

Obésité et précarité : un lien complexe.

L'obésité est devenue en quelques années seulement un problème majeur de santé publique. De nombreuses études ont montré qu'il existait un lien complexe entre l'obésité et la précarité. Ces études ont démontré que les façons de s'alimenter et de se dépenser sont très liées à la catégorie socio-professionnelle, à l'âge et aux revenus du foyer.

Inégaux face à l'obésité

Le risque d'obésité augmente avec l'âge mais nous ne sommes pas tous égaux face à l'obésité. Outre des inégalités génétique ou métabolique, il y a aussi une inégalité sociale. Ainsi un chômeur a plus de risques de devenir obèse qu'un actif. De même un ouvrier homme a 1,63 fois plus de risques de devenir obèse qu'un cadre homme (source : enquête décennale santé 2002-2003, INSEE).

Un cercle vicieux

Ce lien entre précarité est un réel cercle vicieux :la précarité « favorise » l'obésité mais l'obésité « favorise » aussi la précarité. L'obésité peut en effet susciter parfois des réactions de stigmatisation et de discrimination. La progression sociale des personnes obèses s'en trouve donc limitée. Certaines données montrent même que l'obésité peut freiner l'accès à l'emploi.

Précarité et qualité de vie

Les faibles revenus d'un foyer constituent souvent un frein à l'achat d'aliments de qualité (légumes frais, etc) ou à la pratique de sport tandis qu'un faible niveau d'éducation peut entraîner un moindre accès aux informations et des connaissances plus éparses concernant le rapport « alimentation et santé ». En outre, des facteurs liés au contexte résidentiel peuvent impacter le risque d'obésité (accès à une salle de sport, offre et prix de l'alimentation dans le quartier d'habitation...). Enfin, certaines études ont suggéré que le stress chronique pourrait être un facteur de risque de l'obésité, stress chronique auquel les personnes précaires sont le plus soumis.





Hommes (n = 11500)
Ratio
Femmes (n = 12460)
Ratio
Âge


1,17
1,11
CSP* actuelle (ou du dernier emploi)
- ouvrier
- employé
- artisan ou commerçant
- professions intermédiaires
- cadre (réf)
1,63
1,62
1,73
1,34
-1-
1,83
1,54
1,41
1,25
-1-
Occupation actuelle
- est actif (réf)
- est chômeur ou inactif
-1-
1,15
-1-
1,34
Niveau de diplôme
- jamais scolarisé ou primaire
- BEPC, CAP ou BEP
- bac général et technique (réf)
- enseignement supérieur
1,44
1,15
-1-
0,86
1,68
1,19
-1-
0,83
Type de ménage
- personne seule (réf)
- famille monoparentale
- couple sans enfant
- couple avec enfants
- autres cas
-1-
0,96
1,13
1,12
1,09
-1-
0,89
1,19
1,07
1,17
* CSP = Catégorie Socio-Professionnelle. Ce tableau se lit par exemple : un inactif homme a 1,15 fois plus de risques de devenir obèse que l'individu de la classe de référence (réf) soit ici un homme actif. Source : enquête décennale santé 2002-2003, INSEE.
n = nombre d'individus sur lequel porte l'étude pour chacun des sexes.

Par K.B.

Le gros coût de l’obésité


  L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qualifie l’obésité d’épidémie du siècle. Une chose est sûre, l’obésité a un coût économique important, dû aux dépenses médicales, mais également à une plus faible productivité dans la société des personnes atteintes d’une obésité morbide (IMC>30). En effet selon une étude, réalisée par la Duke-National University à Singapour et publiée par le Journal of Occupational and Environmental Medicine, les employés américains souffrant d’obésité coûtent à leurs employeurs quelques 73,1 milliards de dollars (52,4 milliards d’euros) par an, en raison d’une productivité moindre due à une santé plus fragile, une plus faible résistance à la fatigue et une lenteur supérieure dans l’exécution des tâches.

  En France, bien que le taux d’obésité reste parmi les plus bas même s'il a augmenté de façon régulière, un rapport parlementaire estime le coût de l’obésité à environ 8% des dépenses de santé, soit environ 2,6 milliards d’euros annuels. Et celui-ci pourrait doubler au cours de la décennie à venir. A ces coûts directs il convient de rajouter les coûts indirects des personnes en état d’obésité, pour la société et les employeurs.

  Par ailleurs, la lutte contre l’obésité est également un marché économique en plein essor. En effet de nombreuses multinationales agroalimentaires, telles que PepsiCo aux États-Unis, ou Nestlé en Europe, ciblent une nouvelle industrie située entre alimentaire et pharmacie.


Alexandre B.

Sources : http://www.jdf.com/indices/2010/10/08/02003-20101008ARTJDF00021-lobesite-coute-milliards-aux-entreprises-americaines.php
http://tpeetobesite.e-monsite.com/rubrique,les-consequences-sur-le-monde,563978.html

Parents & enfants, face à l’obésité


L’obésité est actuellement un problème international, et ce phénomène ne concerne pas que les personnes adultes : de nombreux enfants sont touchés, cependant combien de parents réussissent à ouvrir les yeux face au surpoids de leur enfant ? 

Lors d’études récentes, il a été mis en avant que beaucoup de parents d’enfants obèses ne considèrent pas leur enfant comme étant en surpoids (seulement 14% sur 1000 parents d’enfants de 4 à 7 ans interrogés) ; mais pourquoi une telle réaction ?
Etant courant chez les enfants, le surpoids est devenu une « norme ». En effet, les parents comparent instinctivement leur enfant à ceux des autres, cependant actuellement 1 enfants sur 3, élève à l’école primaire, est considéré comme étant en surpoids.
Face au dénis volontaire ou involontaire des parents, que faire ?

Mieux vaut prévenir que guérir
Plusieurs facteurs augmentent les risques d’apparition de surpoids chez l’enfant, ce sont donc ceux là qui doivent attirer la vigilance des parents.
Tout d’abord si la courbe de poids de l’enfant (celle présente dans le carnet de santé) sort de la zone foncée qui représente la « norme » alors le risque est élevé.
De même, si la corpulence des parents est importante, les risques peuvent être multipliés par un facteur allant jusqu’à 8. (x4 si l’un des deux parents est en surpoids, x8 si les deux le sont).
D’autre part, s’il y a une apparition précoce des signes de puberté chez une jeune fille, cela peut être en partie dû à un éventuel surpoids. En effet les tissus graisseux sécrètent des oestrogènes, tant et si bien que si leur volume est important, le taux d’hormones augmente et la puberté commence alors plus tôt.

Il est bien connu qu’une fois que l’obésité est installée, il est très difficile de s’en défaire alors que si l’enfant est pris en charge dès l’apparition d’un surpoids, un changement de comportement alimentaire peut être suffisant pour aller à son encontre… La prévention semble donc être la meilleure solution encore une fois !

Happy meal (repas joyeux) ou simple repas …

Ce qui attire le plus les enfants dans les fast food n'est pas le hamburger ou la portion de frites mais plutôt le jouet … . C'est le constat fait par le comté de Santa-Clara en Californie. C'est pourquoi les autorités ont interdit aux fast food de distribuer des jouets avec les menus enfants s'il ne remplissent pas les critères nutritionnels nationaux. Et ces critères sont très drastiques. Par exemple plus de 485 calories et le Happy Meal ne contiendra pas de jouet... (un Happy Meal « normal » contient 635 calories).
La mesure, qui cherche à "empêcher les restaurants de profiter de l'amour des enfants pour les jouets", selon les mots d'un des législateurs, prévoit des amendes allant jusqu'à 1 000 dollars (plus de 750 euros) par menu vendu avec un jouet. De quoi faire réfléchir les fast food. Le Guardian note ainsi que le comté de Santa Clara est à la pointe de la lutte contre l'obésité infantile.

Cette nouvelle mesure a été précédée d'autres dans ce comté. En effet, il y a plusieurs années, la Silicon Valley (appartenant au comté de Santa Clara) fut une des « premières régions à obliger les chaînes de restaurants à préciser l'apport calorique de chaque repas sur les menus et tableaux ».

Mais ce combat semble nécessaire dans cette région des États-Unis où un enfant sur quatre est obèse soit un taux bien plus élevé que la moyenne nationale américaine qui est de moins d'un enfant sur cinq … .

Par K.B.

Copyright © 2009 - OOPS - is proudly powered by Blogger
Smashing Magazine - Design Disease - Blog and Web - Dilectio Blogger Template